02 janvier 2012
SAMEDI 11 FEVRIER, BORDEAUX
« Poupoupidou -Aïe : EXPO, LECTURE, BAVARDAGES ET MARTINETS ».
Zig-Zag café, 73 Cours de L’Argonne, Bordeaux
SM soft, SM Hard, jeu de soumission/domination, bondage…
Pratiques d’initiés ou fantasmes largement répandus ? Découvrez l’envers et le décor de ces douleurs qui peuvent faire plaisir avec l’association Black Empire (http://assoblackempire.wordpress.com) qui propose :
19h : Vernissage de l’expo photo de Jean Fabien (jeanfabien.blogspot.com) et signatures des ouvrages de Pauline Valmage et Alexandre Gamberra
21h : Lecture de Roumia, par Alexandre Gamberra et questions à l’auteur.
22h : Les pratiques BDSM : Projection d’un micro trottoir et échange collectif animé par les militants de AIDES. De la fessée conjugale ponctuelle aux pratiques hard très codifiées, en passant par les jeux de rôles… qu’est ce qui est SM ? Quand, comment, avec qui, avec quelles précautions aimons-nous ou aimerions nous pratiquer ? Prenez la parole et abordons les questions profanes autours de ces pratiques !
23h45 : Performance BDSM par Maîtresse Daphnée
Tout au long de la soirée :
Présence de Bernard Andrieu (Philosophe, Université de Metz/Nancy) qui recueillera des témoignages / sélection musicale par DJ 21 Sternebres (Kulture Noire) / permanence santé sexuelle avec dépistage rapide du VIH dans le fourgon AIDES à proximité.
19 novembre 2011
Vendredi 2 décembre, Bordeaux, le Zig-Zag, 20H30.
L'écrivaine suisse romande Anne-Sylvie Sprenger sera à Bordeaux.
Pour une lecture de ses textes.
Elle sera accompagnée par Marion Duchez.
Venez nombreux(ses).
PAF: trois euros. Entrée libre pour les étudiant(e)s de Bordeaux 3 muni(e)s d'une invitation à demander.
24 octobre 2011
Parution de "Esse"
Mon troisième livre, Esse, vient de paraître. Achetez-le, commandez-le à LA MAUVAISE REPUTATION (Bordeaux), à la FNAC, sur les sites en ligne.
17 octobre 2011
Regards divins, du 4 au 26 novembre
Regards divins, Photographies de Marc Bonnard, du 4 au 26 novembre.
Exposition Regards divins par Marc Bonnard.
Vernissage : le vendredi 4 novembre, à partir de 19h00.
Exposition du vendredi 4 au samedi 26 novembre.
Atelier Christian Gamaury
25 Rue du Couvent Bordeaux (Chartrons)
Heures d’ouverture de l’Atelier : 15h00 – 19h00.
Cette manifestation résulte d’un partenariat Black Empire, l’Autre rive / Atelier Christian Gamaury.
Le Voyage d’Orient de Marc Bonnard
« On rencontre beaucoup de visages dans le monde, mais certains d’entre eux pénètrent dans notre esprit presque à notre insu. Ce n’est pas à cause de leur beauté qu’ils s’imposent à nous, mais plutôt à cause d’une autre qualité. Dans la plupart des visages la nature humaine ne transparaît pas, mais il s’en trouve cependant où cette qualité mystérieuse, intérieure, se manifeste spontanément. Alors ce visage-là se fait remarquer entre mille autres et s’imprime tout à coup dans l’esprit. »
Rabindranath Tagore, La Petite Mariée.
L’école a appris à ma génération que c’est en Orient que se trouvaient les racines de notre civilisation. Et déjà on forçait les mots à dire autre chose et à désigner un autre espace que celui qu’ils étaient censés indiquer... L’Orient dont on nous parlait, cartes colorées à l’appui accrochées au tableau noir, c’était cette zone névralgique, ce « croissant fertile » entre le Nil d’une part et le Tigre et l’Euphrate d’autre part où des peuples et des empires avaient jeté les bases de ce que la marche de l’Histoire, et donc du progrès et des Lumières, nous avait demandé de cultiver, de développer, de faire croître, puisque nous étions à bien des égards investis d’une sorte de mission émancipatrice du genre humain. Cet Orient bâtisseur de pyramides et de ziggourats, inventeur d’écritures, terre nourricière du Livre et de la croyance en un Dieu unique, n’était célébré que parce qu’il avait été notre berceau, celui de l’Occident. Et d’ailleurs, avec sesDix commandements (1956), Cecil B. DeMille nous fournissait les images en technicolor dont nous avions besoin pour visualiser plus commodément ce destin : encore nourrisson, Moïse voguait dans un panier d’osier non pas vers son destin mais à notre rencontre. La Mer Rouge allait s’ouvrir pour laisser passer les Hébreux et engloutir Pharaon et son armée en se refermant sur eux. Le long du canal de Suez, et pas sur la toile des salles obscures, les forces françaises et anglaises intervenaient contre le Régime du Raïs Gamal Abdel Nasser et ce qu’il avait cristallisé comme espoir au sein des masses arabes. Indiscutablement, nous étions les lointains descendants spirituels de cet Orient dont l’héritage avait fort heureusement fructifié grâce à Athènes et Rome, c’est-à-dire au fur et à mesure que le centre de gravité du monde s’était déplacé vers l’Ouest, abandonnant la Mésopotamie et l’ancienne Egypte au souvenir de leur grandeur et au sable des déserts... Les multiples promesses et innovations conçues par cet arrière-pays aux allures de matrice primordiale, c’est la Méditerranée qui, pendant près de deux millénaires, aurait la charge de les faire croître avant qu’un Nouveau Monde, outre-atlantique, s’en empare. Certes, Alexandre avait poussé jusqu’aux rives de l’Indus mais l’épuisement de ses soldats et leur refus d’aller plus avant l’avaient contraint à rebrousser chemin : ils avaient atteint l’extrême limite du monde connu.
Au-delà s’étendaient des contrées pour lesquelles seuls nous étaient parvenus quelques récits et à propos desquelles les représentations faisaient le plus souvent défaut. Cet Orient-là était littéralement une terra incognita.
J’ai envie ici d’évoquer, comme autant de jalons, quelques noms d’écrivains et d’artistes qui, selon des modalités propres, ont tous entrepris un périple en Orient. Eugène Delacroix accompagne au Maroc en 1832 une mission diplomatique française auprès du sultan Abd Al Rahlman. Le choc est immédiat. Le peintre est conquis par un peuple en qui il reconnaît la noblesse antique des Grecs. Ce qui signifie que dans le même temps où il place l’Orient de son imaginaire non pas à l’Est mais au Sud, au Maghreb, Delacroix assimile les foules marocaines en gandouras et en burnous à ce que son monde lui a enseigné, les rabattant du coup à une vision stéréotypée des Anciens discourant en toge sur l’agora des affaires de la Cité. La générosité de l’artiste ne l’empêchait pas de voir les autres, pour ce qu’ils étaient, mais selon ce qu’il désirait qu’ils fussent : il se projette en eux. Avec Victor Ségalen et Henri Michaux, l’exotisme « européanocentré » cède au constat que l’ouverture d’esprit et l’élan vers les autres ne suffisent pas pour les comprendre : l’observateur occidental reste et demeure « un barbare » partout en Asie, en Inde, en Chine, au Japon. La prise en compte de la radicalité étrangeté de l’Autre implique d’une part de se dépouiller de soi (de sa sensibilité, de ses préjugés, de son mode de pensée) et d’autre part à parler la langue de l’étranger, et donc à intégrer sa culture, pour essayer de le dire, au lieu de continuer à parler de lui de l’extérieur : les autres sont définitivement en nous, ce n’est ainsi qu’on peut (tenter de) les reconnaître, ce qui signifie en rien qu’ils sont comme nous, bien au contraire. À peu près à la même époque, Herman Hesse adopte une position passablement oblique, avec Siddhartha (1922), en promouvant un syncrétisme exaltant l’expérience des sens. Il me semble que, dans les années 60, le mouvement hippie lui a beaucoup emprunté : la « route » vers l’Iran et l’Afghanistan, ou Katmandou et le Népal, et bien sûr Goa, visait à une quête de soi.
02 octobre 2011
Reprise du CAFE-CONCERT de Gamberra
Le "café-concert de Gamberra" reprend ! Il entame la saison 2011-2012 avec Orestès lu par Gilles Monplaisir avec le groupe Handle with Care.
Nouvelle saison des "Café-concert de Gamberra". Nouveau set, nouveau cycle à contretemps de la "société des écrans". Elle peine de plus en plus à convaincre, la boule à facettes : qui prend encore au sérieux "celle qui fut la belle Haulmière" ? Qui croit encore en sa légitimité ? Ceux qui, attardés, vous diront également : "tuer le père permet de grandir". C'est inutile : le lion est mort depuis longtemps.
Restent les amants de la mère - dont le géniteur lui-même. Vieille histoire, lutte de pouvoir entre le ventre et le verbe. Qui veut trouver sa voix doit le faire à travers sa mère... Laquelle ne donnera probablement pas sa bénédiction. Oedipe, dans ce voyage, n'est plus d'un grand secours. Préférons-lui Oreste et sa soeur Electre. Mais que serait la vie de cet homme et de cette femme aujourd'hui ?
C'est ce que nous vous proposons d'imaginer ensemble le samedi 29 octobre 2011 au Zig-Zag. La musique de Handle With Care - une pop dont l'énergie fissible est contenue par un doigté méticuleux - alternera avec la fiction de Monplaisir dans un espace de jeu où signes et sons se feront écho.
Le visuel est dû à Julie Edelhwen (plasticienne) et aux graphistes Anne-Perrine Couët et Guillaume Delamarche.
03 août 2011
Saison 2011-2012
Le Café-Concert de Gamberra : Saison 2011-2012.
Sophie et moi sommes en train d’élaborer la programmation de notre nouvelle saison. Nous voulons mettre en place six « dates ».
Ainsi, Black Empire, l’Autre rive fera sa rentrée le samedi 29 octobre à Bordeaux, dans les locaux du Zig-Zag (73, cours de l’Argonne) animé par le sympathique Augustin et son équipe. Cette soirée sera consacrée à Gilles Monplaisir qui sera accompagné par l’excellent groupe Handle with Care.
Pour novembre (date à préciser), nous devrions recevoir notre amie parisienne Marie L. (accord de principe – détails à régler). Marie L. vient de publier une nouvelle édition de Confessée suivi de Quelques lettres au milieu d’elle aux éditions Cartouche (2011).
Début décembre, nous devrions avoir la joie d’accueillir l’auteure suisse Anne-Sylvie Sprenger : Vorace (2007), Sale fille (2007) et La Veuve du Christ (2010), trois récits publiés chez Fayard). Romancière, Anne-Sylvie Sprenger écrit des chroniques littéraires et des articles culturels dans de nombreux journaux suisses. Nous voudrions que pour sa soirée une amie musicienne, Marion D., qui viendrait de Rennes, l’accompagne au violoncelle.
En février 2012, nous reconduirons le partenariat avec AIDES, dans le cadre de « La Semaine des sexualités » (initiée pour la première fois en 2011) et nous proposerons une soirée BDSM. Nous explorons plusieurs pistes pour offrir à notre public des réflexions et des productions artistiques de qualité mais d’ores et déjà nous sommes en mesure d’annoncer une belle exposition de notre ami parisien Jean Fabien ainsi que la présence de son modèle Roxane.
Pour mars, nous attendons les réactions de plusieurs ami(e)s que nous avons sollicité(e)s.
Nous terminerons « l’année » en avril avec un nouveau partenariat : nous montons une « opération » conjointe avec les ami(e)s et le collectif de L’Entre Dit. La soirée permettra la diffusion du numéro 4 de leur revue. Voici d’ailleurs l’Appel à contribution diffusé à cette occasion :
« En vue d'une collaboration avec nos amis de l'association Black Empire pour une soirée spéciale (dans le cadre du café-concert d'Alexandre Gamberra) où l'Entre-Dit sortira sa quatrième revue, nous sommes à la recherche dès à présent de textes (et d'un artiste-plasticien) - à envoyer avant le mois de mars.
La perspective des textes de la revue est celle de l'expression du corps et des chairs dans un rapport original, singulier, violent - etc, à soi et aux discours standardisés contemporains. Expression charnelle à la marge donc, exploration du sujet et de son monde intime.
La soirée quant à elle traitera cette problématique (ou plutôt expression) générale à travers l'angle du masque, sa notion et son emploi. Cela sera le fil d'ariane de l'évènement au Zig Zag, à Bordeaux, avec Black Empire ainsi que de l'exposition plastique dont la soirée sera l'inauguration.
***
Un corps ne se donne jamais à voir dans une totale nudité, sauf dans la mort ; un corps est toujours "masqué" par le social ; chacun porte un ou plusieurs masques, choisis par le sujet ou induit
par le social.
Alexandre Gamberra
écriture aux couteaux parler au corps sans mots sans plus de territoire excepté celui redéfini suer la persona la maltraîter lui donner une peau nouvelle l'expliquer la donner à voir nue ou non mais comme seule et arrachée des discours au grand D - peindre quelque chose dans la lutte à soi même -
***
A chacun de lire tous ces mots comme il l'entend et de nous transmettre via notre email ses textes, de quelque nature formelle que ce soit. Si des questions surviennent dans vos messages, nous y répondrons avec toute l'attention possible. Surtout, n'attendez pas.
Au plaisir de vous lire, de vous voir, et avec nos salutations,
email : inter-dit@hotmail.fr »
Nous encourageons tou(te)s nos ami(e)s écrivains, plasticiens, photographes à répondre favorablement à cet appel. La soirée d’avril 2012 pourrait ainsi cristalliser de merveilleux « dialogues » artistiques. Au fil des mois, nous informerons régulièrement notre « réseau » de l’avancée des préparatifs.
Dans le même temps où nous organiserons « Le Café-Concert de Gamberra », Black Empire, l’Autre rive, en partenariat avec l’Atelier Christian Gamaury, proposera une exposition des photographies de Marc Bonnard (sexologue, photographe). Cette manifestation sera placée sous le signe des rapports Ouest/Est, Occident/Inde, et de la quête de spiritualité. Elle se déroulera pendant trois semaines aux Chartrons, à Bordeaux, à l’Atelier Gamaury.
Enfin, mais il est beaucoup trop tôt pour en parler, nous essayons de jeter les bases d’un projet de création et de diffusion culturelle articulant le vecteur informatique et les pratiques artistiques, impliquant notre Association, la Librairie Mollat et (une composante de) l’université de Bordeaux 3. Nous en sommes en la matière aux discussions exploratoires.
03 juin 2011
Un article critique confié à la revue "Le Soupirail"
Je remercie vivement l'équipe de la revue en ligne Le Soupirail d'avoir publié ce texte critique qui, à partir de quelques réflexions concernant La Possibilité d'une île de Michel Houellebecq et Une Vie divine de Philippe Sollers, énonce deux ou trois hypothèses sur le désir, sa mécanique et le sort des individus pris dans les "flux" de la société de l'information.
Vous pourrez le lire en cliquant sur :
http://le-soupirail.over-blog.com/article-machines-desirantes-et-duplication-75598725.html
31 mai 2011
esse
Mon prochain livre, esse, devrait sortir en librairie en septembre.
29 mai 2011
Fin de (première) partie
La saison 2011-2012 du « Café-Concert de Gamberra » s’est achevée hier au soir par la venue à Bordeaux de Milady Renoir (Bruxelles).
L’ouverture musicale de la soirée a été assurée par Vincent Perrier (chant et guitare). Il faudra renouveler l’expérience, à la rentrée, mais il nous semble que cette formule destinée à « gérer » l’incapacité du public bordelais, y compris quand il se recrute dans les milieux artistiques et intellectuels, à respecter les horaires, est assez heureuse. Le répertoire de Vincent Perrierpuise dans des « standards » notamment des années 70. Sa voix est agréable et son jeu aussi.
Milady Renoir avait beaucoup pensé à la forme et au contenu de son intervention : installation (peaux, objets, publications érotiques des années 60 ou 70, radiographies, etc.), vidéo en boucle, maquillage et costume insolite, texte spécialement écrit pour l’occasion, carte blanche à DJ Vengeance (Paris) pour la musique. Il s’agissait pour elle d’éviter l’écueil du spectacle et de la simple mise en espace de sa poésie, pour une performance d’une heure dans laquelle elle s’exposerait vraiment. Pour ce faire, Milady a jugé bon de demander à S. d’être sa « lectrice-complice ».
C’est ainsi que S. a lu un texte qu’elle découvrait dans le temps même de sa lecture, pendant toute le première partie de la performance, celle où Miladys’est débarrassée des différentes « peaux » qui la vêtaient en vue de parvenir à nouer un lien, solide, fragile, hypothétique, mais un lien avec telle ou telle personne de l’assistance, connue ou pas d’elle.
Ce parti-pris d’implication quasi totale est dérangeant.
Le public ne peut en aucun cas se protéger, se tenir à l’abri, s’économiser en adoptant la « posture » du spectateur. Qu’il l’accepte ou la récuse, l’interaction le sollicite en permanence. Hier, la performance de Milady a été un succès car elle n’a laissé personne (je suis certain de pouvoir l’affirmer) indifférent. Ce qui ne signifie pas que tout le monde l’ait aimée. Elle a même choqué certain(e)s. Et d’abord parce que cette performance n’a pas été conçue pour flatter le public, susciter son plaisir, le conforter dans une attitude de consommation. Il fallait, à travers l’exposition de Milady et sa réelle mise à disposition au(x) désir(s) et/ou rejet(s) des participant(e)s, produire un espace d’interrogation, de questionnement, de remise en question. Dans la seconde partie de sa performance, Milady s’est efforcée, sur le mode de l’improvisation, à pousser plusieurs d’entre nous dans ses retranchements, prenant le risque de provoquer un certain malaise.
Les conversations qui ont suivi la performance me donnent à penser que le « projet » de Milady Renoir a été conduit, pour l’essentiel, à son terme.
Je dois souligner que pendant l’heure de sa performance Milady a été fort intelligemment accompagnée, soutenue, « éclairée » par la musique « live » deDJ Vengeance, lequel avait très bien compris les intentions de notre amie.
La soirée a, une fois encore, bénéficié de l’accueil chaleureux du ZIG-ZAG, de son patron Augustin et de toute son équipe (merci en particulier à Najim).
S. et moi avons un seul regret : la faible assistance que nous avons réunie. Certes, l’objectif de Black Empire, l’Autre rive n’est pas mobiliser les foules. Tout le long de cette année universitaire, nous avons expliqué que nous voulions d’abord défendre des productions littéraires et artistiques que nous aimons, faire découvrir des auteur(e)s et des artistes peu connu(e)s, créer les conditions d’un rendez-vous régulier entre ami(e)s, voulant passer un bon moment, mais aussi « se frotter » à des univers susceptibles de « nourrir » ultérieurement leurs propres travaux. Cette démarche, relevant de la « libre association », s’accommode du petit nombre. Nous en sommes persuadés. Toutefois, notre responsabilité est aussi de fournir à nos invité(e)s un public. Hier, nous étions un peu moins de vingt. C’est certainement dommage.
Nous en tirons un premier enseignement : notre programmation 2011-2012 (à laquelle nous travaillons) s’arrêtera en avril. Il est en effet inutile avec les moyens (réduits et personnels) qui sont les nôtres d’essayer d’enrayer le mouvement de la société qui fait qu'aux beaux jours le public « potentiel », - public culturel ou pas -, transpose son usage du NET (sur lequel il surfe) dans l’espace public : on finit la journée en terrasse, on prend un « apéro » jusqu’à la nuit, on « passe » à un vernissage, puis on poursuit sa « dérive » artistique au gré des rencontres, circulant d’un lieu à l’autre, sans jamais prendre le temps de « se poser », de tisser précisément du lien.
Quoi qu’il en soit nous solliciterons nos ami(e)s et nos relations pour une nouvelle série du « Café-Concert de Gamberra » en octobre.
06 mai 2011
MILADY RENOIR, le samedi 28 mai, à Bordeaux
Pour conclure une saison 2010-2011 qui a été riche,
« Le café-concert de Gamberra » propose
une soirée organisée autour de MILADY RENOIR (Bruxelles)
le SAMEDI 28 MAI, à 20H00
au ZIG-ZAG
73 Cours de l’Argonne, BORDEAUX.
Milady Renoir est une auteure, dont les textes participent d’une poésie très exigeante, très « engageante » (peut-être au sens où Sony Labou Tansi disait qu’il était lui-même un « auteur engageant »).
Notre amie nous a proposé le canevas suivant pour ce que nous pouvons appeler une lecture-performance, mais qui sera sans aucun doute bien plus que cela. Milady Renoir m’a fait part de son projet en ces termes :
« Mon intervention aura lieu "Autour dune réflexion sur l'exposition de soi, sur le lien créé avec l'autre, du public à l'intimé, du physique au symbolique, le corps comme laboratoire de la relation."
Sans trop te dévoiler, je pense que Sophie pourrait lire un texte de moi que je lie à cette réflexion, entre poésie organique et tentative de description.
Un mode d'emploi de la performance sera affiché pendant la soirée.
A disposition du public, des liens (fils, cordons et autres matières) que les gens attachent à moi et qu'ils dénouent selon leur gêne, leur plaisir, leur lien avec moi, qu'il soit réalisé ou à construire.
Les liens restent en place pendant le temps que les Autres choisissent.
Ensuite, je me ferais encrer, couvrir par ce qu'il y a de plus lié à moi... Mais, là, je ne dévoile pas tout, même si tu as sûrement vu quelques images.
Bien sûr, je pense qu'avec réflexion et dans le contexte du lieu et de la soirée, certains jalons changeront, mais en gros, ce sera ça. »
Milady Renoir
Une CoUrBE du CUBE
Le cUBe: http://miladyrenoir.skynetblogs.be/
L'Oeil: http://miladyrenoir-et-son-autre-oeil.skynetblogs.be/
L'Atelier pré-textes & sous-titres: http://atelier-milady.skynetblogs.be/
2 booklegs poétiques organiques publiés aux Editions Maelström.
Pendant toute cette « lecture-performance », la musique sera produite « in vivo » par DJ Vengeance (Paris).
DJ Vengeance :
http://fr.myspace.com/dogdayafternoonsound
http://fr.myspace.com/vengeancemix
En début de soirée, une ouverture musicale sera assurée par Vincent Perrier.
Vincent Perrier :
www.myspace.com/fromtheblackboard
Le visuel de la soirée est un collage de Philippe Gaildraud mis en forme pour la circonstance par Richard Biardeau. Je les remercie vivement pour ce beau travail.
Philippe Gaildraud : http://pgaildraud.ptibook.com/
Richard Biardeau : http://www.dick44.ptibook.com/
Une P.A.F. de trois (3) euros sera demandée (pour couvrir une partie des frais d’organisation).


![05[1]](http://storage.canalblog.com/86/87/648322/70251542_p.jpg)
![01[2]](http://storage.canalblog.com/36/88/648322/70251550_p.jpg)



